La «Bibliothèque de la Pléiade» et l'Imprimerie Union
Les archives d’imprimeurs sont une source importante pour l’histoire du livre, de l’édition et de la vie des idées. Aussi convient-il de saluer l’existence d’un site fort bien documenté1, consacré à l’un des ateliers parisiens ayant imprimé quelque quarante titres de la « Bibliothèque de la Pléiade » entre 1936 et 1950 : l’Imprimerie Union. Une page y est consacrée aux relations de cet atelier parisien avec Jacques Schiffrin2, le créateur et directeur de la collection ; une autre donne accès à quelques-unes des lettres d’affaires adressées par celui-ci en 1940 à l’un des deux fondateurs de l’imprimerie, Dimitri Snégaroff.
Parution le 15 Mai 2013
1184 pages, Prix de lancement 52.50 € jusqu'au 31 08 2013
Créée en 1931, la « Bibliothèque reliée de la Pléiade » rejoignit dès 1933 les Éditions de la NRF, grâce à l'amitié et au goût des éditions soignées qui liaient son fondateur André Schiffrin et André Gide.
Directeur de la NRF des années 1930, un des conseillers littéraires les plus influents de l'équipe Gallimard à la veille de la Guerre, résistant durant l'Occupation, Jean Paulhan a marqué l'histoire de notre collection.
C'est Gaston Gallimard lui-même qui, en 1954, dans ce texte inédit manuscrit, annonce l'entrée d'À la recherche du temps perdu dans la Bibliothèque de la Pléiade, trois volumes donnant la première édition critique de l'œuvre de Marcel Proust.
Une collection peut en cacher une autre ! Sous le dernier dépôt visible des éditions renouvelées de la Pléiade pourrait se révéler quelque précieuse sédimentation. Cette découverte provoque de l'enthousiasme chez le lecteur qui se penche sur les publications d'avant-guerre.
«Imaginez quelqu'un qui apprend soudain qu'une vaste Histoire des Littératures, encyclopédie exhaustive de tout ce qui a pu avoir quelque beauté ou intérêt en matière de langage se prépare sous la haute direction de Raymond Queneau»
L'histoire des marques, de leurs figurations et déclinaisons, est en plein essor. Collectionneurs ou non, nous sommes de plus en plus nombreux à porter notre attention aux variations, plus ou moins subtiles et réussies, que les entrepreneurs ont fait subir à leur représentation commerciale ; variations tant formelles que promotionnelles ou conceptuelles.