Balzac, l'engrenage
La recherche et l’édition des lettres d’un écrivain est souvent une longue aventure (voir « La Marquise introuvable », Lettre no 8), qui exige des éditeurs flair, ténacité, diplomatie, débrouillardise (voir « Un univers au creux des mots », Lettre n° 16), sans oublier un bon appareil photo numérique. Hervé Yon, qui possède tout cela, a bien voulu évoquer pour la Lettre le fatal engrenage (ou le conte de Noël, comme on voudra) qui a fait de lui le coéditeur, avec Roger Pierrot, de la Correspondance de Balzac dans la Pléiade.
« Fabriquer » un volume de la Pléiade, c'est transformer en un livre maniable et élégant un manuscrit (en fait un « tapuscrit ») qui pèse plusieurs kilos et peut être haut de plus d'un mètre... L'opération, on s'en doute, est délicate.
Qu'il s'agisse de la qualité éditoriale du manuscrit ou de la beauté du livre, la préparation d'un ouvrage à paraître dans la Pléiade nécessite, à chacune de ses étapes, le même soin méticuleux : la fabrication n'échappe pas à cette exigence.
Le tome I du Livre du Graal a été notre « succès de l'été », et la saison « automne-hiver » commence fort bien pour lui. Retour sur la conception et la naissance du domaine de « Littérature française du Moyen Âge » dont cet ouvrage fait partie.
Dans le numéro 2 de La Lettre de la Pléiade étaient évoquées les premières étapes de la transformation d'un manuscrit en volume, depuis la préparation typographique des textes jusqu'à la relecture de l'appareil critique. Voici le récit de la suite et de la fin des opérations.
Après les phases de composition et d'impression, la fabrication s'achève dans un atelier qui consacre 80 % de son activité à la reliure des Pléiade : Babouot, à Lagny.
Lucien Jerphagnon raconte l'histoire de sa passion pour saint Augustin. Découvrez la majeure partie de ce texte-confession.