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Les coulisses de la Pléiade

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Les œuvres posthumes : quand, pourquoi, comment

La lettre de la Pléiade n° 63, Avril 2018

Il y a tant de livres à lire, pourquoi s’intéresser à ceux que leur auteur n’a pas lui-même donnés au public ? Mille bonnes raisons à cela, et celle-ci, qui vaut ce qu’elle vaut : ce qui est caché excite la curiosité. Par ailleurs, la question a un envers : qu’arriverait-il si nous n’avions d’yeux que pour les œuvres publiées du vivant de leur auteur ? C’est simple, le paysage littéraire en serait bouleversé. Le grand livre de Casanova serait l’Icosameron, il faudrait s’accommoder d’un Kafka sans Château ni Procès et d’un Chateaubriand sans Mémoires d’outre-tombe, ce qui reviendrait, on peut le craindre, à donner raison à Flaubert : « Chateaubriand : Connu surtout pour le beefsteak qui porte son nom. »

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  • Balzac, l'engrenage

    La lettre de la Pléiade n° 46 , 3 novembre 2011

    La recherche et l’édition des lettres d’un écrivain est souvent une longue aventure (voir « La Marquise introuvable », Lettre no 8), qui exige des éditeurs flair, ténacité, diplomatie, débrouillardise (voir « Un univers au creux des mots », Lettre n° 16), sans oublier un bon appareil photo numérique. Hervé Yon, qui possède tout cela, a bien voulu évoquer pour la Lettre le fatal engrenage (ou le conte de Noël, comme on voudra) qui a fait de lui le coéditeur, avec Roger Pierrot, de la Correspondance de Balzac dans la Pléiade.

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  • Suivre une pensée

    La lettre de la Pléiade n° 41 , septembre-octobre 2010

    La Lettre de la Pléiade a plusieurs fois évoqué la question des œuvres complètes (et de leur éventuelle ou inévitable incomplétude), ainsi que les enjeux de l’organisation des volumes par genres littéraires, catégories de textes ou selon d’autres principes. Dans la préface inédite qu’il a donnée aux Œuvres philosophiques de Diderot (à paraître en novembre), Michel Delon montre notamment comment, dans le cas de cet écrivain, l’œuvre morcelée, difficile à classer, voire à attribuer, déjoue les intentions de l’éditeur et laisse au lecteur « un travail de recomposition et d’interprétation ». Nous proposons ici quelques pages de cette belle préface.

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  • Le cas Rimbaud : géométrie variable

    La lettre de la Pléiade n° 35 , février-mars 2009

    Dans le numéro 26 de la Lettre, on s’interrogeait sur le sens de l’intitulé Œuvres complètes, pour en arriver à la conclusion qu’il s’agit d’un titre de convention, qui recouvre des réalités différentes selon les cas, lesquels sont tous, plus ou moins, particuliers (et heureusement). Mais, dans ce domaine comme dans d’autres, le « cas Rimbaud » atteint les sommets.

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  • Ne varietur - Remarques sur les
    « éditions de l’auteur »

    La lettre de la Pléiade n° 43 , mars 2011

    À l’occasion de l’entrée de l’Œuvre de Milan Kundera dans la Pléiade, un mot sur une pratique ancienne : l’établissement, par l’auteur lui-même ou sous son contrôle, d’une édition rassemblant, après révision, l’essentiel ou la totalité de son œuvre. Quel nom donner à cet usage ?

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  • «Comme disait le Duc d'Elbeuf...», brêves considérations sur les nouvelles éditions.

    La lettre de la Pléiade n° 37 , septembre-octobre 2009

    Ces jours-ci paraît la nouvelle édition des Œuvres complètes de Lautréamont. Mais qu’est-ce au juste qu’une «nouvelle édition» ? Pourquoi la Pléiade éprouve-t-elle le besoin ou l’envie d’en inscrire à son programme de nouveautés ?

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  • Qu'est-ce qu'un Appendice et pourquoi ?

    La lettre de la Pléiade n° 33 , février-mars 2009

    En botanique, selon le Littré, c’est le «prolongement de la fleur». En anatomie, discipline moins poétique, une «partie adhérente ou continue à un corps, auquel elle est comme surajoutée». Dans le commerce de la librairie, c'est un «supplément qui se joint à la fin d’un ouvrage». Dans la Pléiade, ce supplément revêt des appellations diverses: «Autour de…», «En marge de…», «Dans l’atelier de…», mais jamais «Supplément», qui désigne autre chose, et généralement pas «Annexe», qui n’est pas encourageant. Il arrive aussi que dans un accès de franchise on parle, tout simplement, d’«Appendices». De quoi s’agit-il au juste ?

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