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Ernest Hemingway

Œuvres romanesques

Tome I Trad. de l'anglais (États-Unis) par Michel Arnaud, Roger Asselineau, Maurice-Edgar Coindreau, René Daumal, Marcel Duhamel, Maurice Rambaud, Henri Robillot, Jeanne-Marie Santraud, Marc Saporta, Ott de Weymer et Céline Zins. Édition de Roger Asselineau

Parution le 2 Décembre 1966
Bibliothèque de la Pléiade, n° 189
Achevé d'imprimer le 25 Octobre 1966
1968 pages, rel. Peau, 105 x 170 mm

69.00 € Acheter le livre

ISBN : 9782070102556
Code distributeur : A10255
GENCOD : 9782070102556

Ce volume contient

L'Éducation de Nick Adams - Torrents de printemps - L'Adieu aux armes - L'Éducation de Nick Adams (suite) ou Nick Adams et la Grande Guerre - Poèmes de guerre et d'après-guerre - Le Soleil se lève aussi - Paris est une fête - L'Éducation européenne de Nick Adams - Mort dans l'après-midi - Espagne et taureaux. Supplément : L'Éducation de Nick Adams (suite posthume) - Nouvelles de jeunesse (1919-1921) - Après la fête qu'était Paris - Dernière gerbe.

«Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". À Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête.
On trouvera ce texte dans le premier volume des Œuvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson...
Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré – le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter.»
Michel Mohrt, 1966.