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William Shakespeare

Œuvres complètes, V-VII

Comédies

Tome I Trad. de l'anglais par Jean-Michel Déprats, Jean-Pierre Richard (1949 - ) et Henri Suhamy. Édition publiée sous la direction de Jean-Michel Déprats et Gisèle Venet avec la collaboration de Line Cottegnies et Yves Peyré Édition bilingue

Parution le 19 Septembre 2013
Bibliothèque de la Pléiade, n° 591
Achevé d'imprimer le 12 Août 2013
1520 pages, rel. Peau, 104 x 169 mm

67.50 € Acheter le livre

ISBN : 9782070120789
Code distributeur : A12078
GENCOD : 9782070120789

Autour du livre

Ce volume contient

La Comédie des erreurs - Les Deux Gentilshommes de Vérone - Le Dressage de la rebelle [La Mégère apprivoisée] - Peines d'amour perdues - Le Songe d'une nuit d'été - Le Marchand de Venise.

Même si toutes ont une fin heureuse, les dix-huit «comédies» de Shakespeare ne répondent guère à la définition classique du genre. On peut distinguer dans leur chronologie trois phases, que recouperont à peu près les trois tomes de cette édition.
La première phase, «maniériste», qui fait l’objet du présent volume, met l’éblouissante machinerie verbale du jeu de mots au service d’une esthétique de la surprise renversant tous les codes de l’amour pétrarquiste. Dans la deuxième, plus «baroque», l’ambiguïté verbale s'épanouira : c’est le triomphe des bouffons «corrupteurs de mots» (Feste dans La Nuit des rois, Pierre de Touche dans Comme il vous plaira) ; la mélancolie s’insinue cependant, et la duplicité des apparences (jumeaux, femmes déguisées en adolescents), déjà présente dans les œuvres de la première période, se teinte d’un trouble plus prononcé ou évolue vers l’hypocrisie (Mesure pour mesure). La troisième période, celle des comédies «romanesques» (Le Conte d’hiver, Cymbeline, La Tempête…), se caractérisera par la complexité des intrigues, la multiplicité des personnages et l’opacité du «mystère» central qui les occupe ; leur esthétique de l’émerveillement coïncide avec la création des théâtres à machines.
De La Comédie des erreurs et du Dressage de la rebelle (La Mégère apprivoisée), imitées de Plaute et teintées de commedia dell’arte, au Marchand de Venise, qui mêle une comédie urbaine et cruelle à une intrigue galante et sentimentale, en passant par les désopilantes métamorphoses ovidiennes et la poésie féerique du Songe d’une nuit d’été ou par les jeux de langage en cascade – traits d’esprit affutés ou impropriétés cocasses – qui font toute la matière de Peines d’amour perdues, les pièces réunies dans ce premier volume reflètent la multiplicité des facettes d’une écriture toujours pleine d’insolence et d’alacrité.

Shakespeare est fou !

Philippe Sollers, Le nouvel obs, (24/30 octobre 2013)

«Merveilleuse Pléiade : à gauche, le texte anglais de Shakespeare, à droite la traduction française. Vous entendez la musique d'une oreille, vous la déchiffrez de l'autre. Vous êtes au Théâtre du Globe, sur une autre planète. Les tragédies vous empoignent, les comédies vous tournent la tête. Shakespeare est comme Dieu : il fait ce qu'il veut.»

In love with Shakespeare

Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Point de vue (18/24 septembre 2013)

«Jeux de mots à foison, irruption du fantastique, verve et irrévérence, toute la virtuosité du maître est honorée par d'ambitieuses nouvelles traductions, ainsi qu'un appareil critique impeccable, comme l'exige la célèbre collection.»