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Jacques Casanova

Histoire de ma vie

Tome I Édition publiée sous la direction de Gérard Lahouati et Marie-Françoise Luna avec la collaboration de Furio Luccichenti et Helmut Watzlawick

Release on 14 Mars 2013
Bibliothèque de la Pléiade, n° 132
Achevé d'imprimer le 07 Février 2013
1488 pages, rel. Peau, 105 x 170 mm

65.50 € Acheter le livre

ISBN : 9782070117123
Code distributeur : A11712
GENCOD : 9782070117123

Autour du livre

Ce volume contient

Préface - Histoire de ma vie jusqu'à l'an 1797 : tome I, 1725-1744 – tome II, 1744-1750 – tome III, 1750-1757. Appendices : Première rédaction du début du tome III - Projets de préface - Précis de ma vie - Rapports de Giovanni Manuzzi sur Casanova.

Vénitien, beau parleur, imposteur, séducteur, homme de lettres, Casanova est apparemment l’une de ces figures d’aventuriers qui traversent le XVIIIe siècle. Voyageur infatigable, parfois pourchassé par la police, il franchit les frontières, change d’apparence selon les circonstances, et même de nom : Eupolemo Pantaxeno, Paralis lorsqu’il pratique l’occultisme et la magie, M. de Farussi lors de son voyage en Russie, Antonio Pratolini lorsqu’il devient «mouchard» au service des inquisiteurs de Venise, ceux-là mêmes qui l’emprisonnent sous les Plombs, ou encore chevalier de Seingalt, titre dont il signe l’Histoire de ma vie. Sa dernière aventure – celle qui le rend à jamais mémorable – est en effet l’écriture de ses mémoires, kaléidoscope offrant le portrait fragmenté de l'homme «le plus vivant de tous les vivants» (Zweig). Né dans la ville du théâtre et du carnaval, fils de comédien, Casanova s’y fait le metteur en scène de sa propre vie. Dans un français teinté d’italien, langue chatoyante dans laquelle il voyait la «physionomie» propre de son style, il y exhorte à un hédonisme jouisseur.
À sa mort, il laisse un manuscrit de quelque 3 700 feuillets. Acquis en 1821 par l’éditeur F.-A. Brockhaus, celui-ci sera jugé scandaleux ou, à tout le moins, impubliable en l'état, et ne sera livré au public qu’une fois traduit, révisé, amendé. Si l’Histoire de ma vie a séduit Stendhal, Musset, Kafka, jusqu’à Cendrars qui y voyait «la véritable Encyclopédie du XVIIIe siècle», des générations de lecteurs n’ont rencontré Casanova qu’à travers le prisme déformant d’éditions tronquées. Le manuscrit autographe, désormais conservé à la Bibliothèque nationale de France, est longtemps demeuré inaccessible. Il ne fut publié qu’en 1960. Mais sa composition un peu primesautière, parfois déroutante (tomes de longueur inégale, découpage tantôt en chapitres, tantôt en fragments), toujours soucieuse pourtant de la cohérence du récit, est encore inconnue du public. Elle est ici proposée sans remaniements, pour la première fois. On en donne une transcription aussi fidèle que possible, en conservant la disposition, la ponctuation et, bien entendu, les italianismes de Casanova. Des notes de bas de page fournissent la «traduction» des mots ou des passages pouvant faire difficulté, ainsi que la version française des citations latines (ou autres) insérées dans le texte. C’est aussi en bas de page que figurent les principaux repentirs de Casanova, qui portent témoignage de son travail d'écrivain et livrent, parfois, le fond de sa pensée.
Il s’agissait, en somme, de respecter une œuvre longtemps malmenée. On espère par là renouveler l’image de Casanova : au-delà des représentations mythiques qui firent sa fortune, montrer le témoin précieux, extraordinairement vivant, de son siècle, l’intellectuel pénétré de la pensée des Anciens comme de celle de son temps, l’écrivain nourri de littérature, l’éblouissant conteur.

2013, année Casanova

Catriona Seth, La Quinzaine littéraire (16/31 mai 2013)

« Gallimard, à son habitude, propose, outre une présentation - en l'occurrence deux textes préfaciels (« Un miroir magique » par Gérard Lahouati et « L'autre Casanova : des maîtres, des échos, des voix » par Marie-Françoise Luna) -, une très riche notice de fin qui constitue une série de petits essais irremplaçables sur l'oeuvre.»

Casanova, éternelles bagatelles

Marianne Alphant, Le magazine littéraire (mai 2013)

« Aucun temps mort dans ces Mémoires, mais un mouvement prodigieux qui nous porte d'une aventure à I'autre avec des ralentis comme le glissement de la dentelle hors de la manche, avec des impatiences, des retards, des ravissements précipités, une allure si merveilleuse qu'elle distingue Casanova de tous ceux qui racontent.»

Viva Casanova !

Philippe Sollers, Le nouvel observateur (21/27 mars 2013)

« Le grand séducteur vénitien du XVIIIe a laissé une "Histoire de ma vie" aussi scandaleuse que généreuse, aussi décapante que délicate. Un chef-d'oeuvre très actuel...»

Les mille facettes d'un grand séducteur Giacomo Casanova dans cette nouvelle édition de la "Pléiade". Les mémoires du Vénitien retrouvent leur pertinence.

Thierry Clermont, Le Figaro Littéraire (14 mars 2013)

«Histoire de ma vie (écrit en français, comme les Mémoires du Vénitien Carlo Goldoni) se lit comme une encyclopédie intime et vagabonde du siècle des Lumières. Mieux : on a la sensation d'écouter une conversation picaresque. En couchant ses souvenirs, Casanova rejoue sa vie, avec ce malin plaisir de prendre le lecteur à témoin : il veut encore et toujours séduire. Gérard Lahouti parle judicieusement dans sa préface d'une manière d'A la recherche des plaisirs perdus, une "assomption de l'éphémère et de la frivolité", dans un monde dominé par l'insignifiance de l'instantané, le divertissement généralisé, un monde dominé par l'argent et le goût du lucre. Ici, tout se traduit en ducats, francs, livres et sequins. Casanova est bel et bien notre contemporain.»