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André Gide

Romans et récits

Œuvres lyriques et dramatiques - Tome II Édition publiée sous la direction de Pierre Masson. Avec la collaboration de Jean Claude, Céline Dhérin, Alain Goulet et David H. Walker Nouvelle édition

Parution le 19 Mars 2009
Bibliothèque de la Pléiade, n° 551
Achevé d'imprimer le 23 Février 2009
1456 pages, rel. Peau

71.00 € Acheter le livre

ISBN : 9782070117802
Code distributeur : A11780
GENCOD : 9782070117802

Ce volume contient

La Symphonie pastorale - Corydon - Les Faux-Monnayeurs - Journal des Faux-Monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Œdipe - Perséphone - Les Nouvelles Nourritures - Le Treizième arbre - Geneviève ou La confidence inachevée - Robert ou L'intérêt général - Thésée - L'Art bitraire - Les Caves du Vatican, farce.

Est-ce dû au classicisme de sa langue, qui aurait fait écran? Si l'on parle toujours, avec une conviction variable, du «contemporain capital» (l'expression date de 1924...), on évoque rarement la hardiesse d'un Gide qui sut placer son œuvre à l'avant-garde de l'exploration formelle et qui, bien avant que le terme soit inventé, l'inscrivit presque tout entière dans le registre de l'«autofiction». Ces deux volumes regroupent tous les textes de «fiction» de Gide, qu'ils soient narratifs ou dramatiques. En dépit de leur variété générique, leur unité est profonde. Très tôt, Gide décida de se construire, c'est-à-dire de se concevoir comme un puzzle où sa diversité pourrait exposer toutes ses facettes et néanmoins, à un niveau supérieur, affirmer une cohérence secrète. Habiter par la vision de ses livres futurs, il se dit persuadé qu'on ne pourra le comprendre qu'une fois que tous auront paru. Mais il n'a rien fait pour faciliter cette compréhension. En refusant ces repères que sont les genres littéraires convenus, en multipliant les textes atypiques, en modifiant selon sa fantaisie les étiquettes apposées sur ses livres et en ne perdant pas une occasion de discréditer l'illusion réaliste, il s'entend comme personne à brouiller les pistes. Peut-être fallait-il que le temps passe pour que le «contemporain» entre dans l'intemporel et pour que soit reconnue l'une des qualités par lesquelles cette œuvre trouve son unité : l'audace.