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Collectif

Premiers écrits chrétiens

Trad. de différentes langues par un collectif de traducteurs. Édition publiée sous la direction de Bernard Pouderon, Jean-Marie Salamito et Vincent Zarini avec la collaboration de Gabriella Aragione, Guillaume Bady, Philippe Bobichon, Cécile Bost, Florence Bouet, Marie-Odile Boulnois, Catherine Broc-Schmezer, Marie-Ange Calvet Sebasti, Matthieu Cassin, François Cassingena-Trévedy, Frédéric Chapot, Rose Varteni Chetanian, Laeticia Ciccolini, Hélène Grellier Deneux, Steve Johnston, Marlène Kanaan, Sébastien Morlet, Thierry Murcia, Pierre Pascal, Marie-Joseph Pierre, Jean Reynard et Joëlle Soler Textes traduits du grec ancien, du latin, de l'arabe, de l’arménien, de l'hébreu, du slavon et du syriaque. Index de Jérémy Delmulle

Parution le 20 Octobre 2016
Bibliothèque de la Pléiade, n° 617
Achevé d'imprimer le 15 Septembre 2016
1648 pages, rel. Peau, 105 x 170 mm

66.00 € Acheter le livre

ISBN : 9782070134861
Code distributeur : A13486
GENCOD : 9782070134861

Autour du livre

Ce volume contient

Témoignages juifs et païens sur Jésus et sur le premier christianisme : Flavius Josèphe : Témoignage sur Jean dit le Baptiste - Témoignages sur Jacques et Jésus - Suétone, Tacite : Sous Claude – Sous Néron - Pline le Jeune, Trajan : Pline à Trajan – Rescrit de Trajan - Le jugement des intellectuels païens - Caricature, satire et polémique païennes - Jésus et le premier christianisme dans la tradition rabbinique. La vie des communautés : épîtres et manuels de discipline : Professions de foi et formules baptismales - Le fragment de Muratori - Clément de Rome : Épître aux Corinthiens - Pseudo-Clément de Rome : Seconde épître aux Corinthiens - Doctrine du Seigneur transmise par les douze apôtres aux nations [Didachè] - Hermas : Le Pasteur - Ignace d'Antioche, Polycarpe de Smyrne : Lettres - Lettres d'évêques - Méliton de Sardes : Sur la Pâque. Actes et Passions de martyrs : Martyre de saint Polycarpe - Martyre des saints Carpos, Papylos et Agathonicé - Martyre des saints Justin, Chariton, Charitô, Évelpistos, Hiérax, Péon, Libérien et de leur communauté - Lettres des Églises de Lyon et de Vienne - Martyre de l'apôtre saint et loué partout Apollonios - Actes des martyrs scilitains - Passion de Perpétue et Félicité. La littérature apologétique grecque : entre défense des communautés et polémique religieuse : Aristide d'Athènes : Apologie à Hadrien - Justin de Naplouse : Apologie pour les chrétiens - Dialogue avec le juif Tryphon - Sur la résurrection - Tatien le Syrien : Aux Grecs - Athénagore d'Athènes : Supplique au sujet des chrétiens - Sur la résurrection des morts - Théophile d'Antioche : Livres à Autolykos - Anonymes : Épître de Barnabé - À Diognète - Fragments divers. Les débuts de la littérature apologétique latine : Tertullien : Apologétique - Minucius Félix : Octavius. Débats et controverses théologiques : Ptolémée : Lettre à Flora - Théodote : Fragments conservés chez Clément d'Alexandrie - Hégésippe : Hypomnèmata - Irénée de Lyon : Dénonciation et réfutation de la gnose au nom menteur [Contre les hérésies], livre III - Démonstration de la prédication apostolique. Les débuts de la poésie chrétienne : Épitaphe d'Abercius - Épitaphe de Pectorius d'Autun - Clément d'Alexandrie : Cantique de l'esprit d'enfance - Commodien : Du bois de vie et de mort - Le Jugement dernier - Pseudo-Hippolyte : Invocation à la Pâque et prière au Christ-roi - Hymne lucernaire.

Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du Ier siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du IIe et du IIIe siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. – Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens.
Écrits : les auteurs, «Pères de l'Église» pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une œuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, «immerger », devient «baptiser» ; ekklesia, «assemblée », signifie désormais «église».
Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Écritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Église «catholique», c'est-à-dire universelle.
Naissance d'une religion, d'une Église, d'une littérature. À la fin du Ile siècle, sous l'œil des «païens» et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Église est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.

Foisonnant

Laurent Dandrieu, Valeurs actuelles, (8-14 décembre 2016)

«Écrits entre la fin du Ier siècle et celle du IIe siècle, ces textes essentiels, remarquablement présentés et traduits sous la direction d'un trio qui a accompli là un impressionnant travail, permettent de saisir au plus près la mentalité des premiers chrétiens, les échanges qui permirent d'unifier la doctrine, la façon dont se structurèrent les communautés. Mais ils ouvrent aussi des réflexions d'une singulière actualité, à l'image des analyses de saint Justin sur les philosophes antiques, qui font écho aux réflexions de Benoît XVI sur foi et raison. Ou comme le texte intitulé À Diognète, dont la réflexion sur la place du chrétien dans un monde païen reste très éclairante.»

Aux origines du christianisme

Marc Lebiez, www.en-attendant-nadeau.fr, (8 novembre 2016)

 « Rendant un incontestable service aux esprits curieux de cette période fondamentale de notre histoire, ce volume, du fait même qu’il est publié dans cette collection, produit […] un effet idéologique qui n’est pas le moindre de ses mérites. L’Église tente de faire accroire que sa doctrine serait sortie tout armée des textes néotestamentaires comme Athéna du front de Zeus. La vérité aurait été proférée par les évangélistes et les apôtres, et tous ceux qui s’en éloigneraient si peu que ce soit seraient des hérétiques malintentionnés. L’histoire montre avec évidence qu’il n’en est pas allé ainsi, à quoi on pourrait ajouter que, si l’Église voulait bien le reconnaître, ce à quoi elle persiste à se refuser, elle en sortirait grandie et nullement amoindrie. La réalité historique, que ce volume donne à percevoir par son existence même et la façon dont il est conçu, est que ce qui a fini par devenir la doctrine chrétienne a fait l’objet d’une lente élaboration qui s’est poursuivie plusieurs siècles durant. »