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Mark Twain

Œuvres

Trad. de l'anglais (États-Unis) par Thomas Constantinesco et Philippe Jaworski. Édition publiée sous la direction de Philippe Jaworski avec la collaboration de Thomas Constantinesco

Parution le 10 Avril 2015
Bibliothèque de la Pléiade, n° 604
Achevé d'imprimer le 10 Mars 2015
1648 pages, 652 ill., rel. Peau, 105 x 170 mm

65.00 € Acheter le livre

ISBN : 9782070143757
Code distributeur : A14375
GENCOD : 9782070143757

Autour du livre

Ce volume contient

Les Aventures de Tom Sawyer - La Vie sur le Mississippi - Aventures de Huckleberry Finn - La Tragédie de David Wilson le Parfait Nigaud.

L’œuvre de Mark Twain (1835-1910) est considérable. À une anthologie rendant compte de sa diversité, on a préféré le remembrement, en quatre ouvrages, d’un territoire de l’imagination de l’auteur : son petit carré de terre natale, d’où il a tiré un monde d’histoires qui n’ont pas cessé d’enchanter, et des images d’une Amérique que nul n’avait montrée avant lui, une Amérique des lisières, celle de l’Ouest à demi-sauvage, qui se confondait presque entièrement avec celle du vieux Sud esclavagiste. Sont réunis ici quatre textes dans lesquels s'exprime l’inspiration mississippienne de l’écrivain : trois romans et un long récit, La Vie sur le Mississippi. Trois de ces œuvres, Tom Sawyer, Huckleberry Finn et le récit consacré au Père des eaux, sont accompagnées de l'intégralité des illustrations qui figuraient dans les publications originales.
Les origines de Twain lui donnent accès, en plein cœur de cet immense chantier politique, économique et culturel qu’est le XIXe siècle aux États-Unis, à un carrefour d’états et de conditions de la vie américaine, auxquels ses propres complexités intérieures sauront faire écho. Des aventures sensationnelles de Tom Sawyer dans un village digne d’un conte de fées, aux terreurs de l’esclavage qui entraînent une métisse et son fils dans une folie de destruction mutuelle (c’est la tragédie contée dans David Wilson), en passant par les splendeurs et le déclin de la batellerie du Mississippi, Twain aura fait le tour du propriétaire, haussant un monde d’expériences personnelles au rang de patrimoine national. Encore fallait-il qu’à un moment de sa vie et de son activité littéraire, il ressentît l’appel de son enfance perdue. Huckleberry Finn, son chef-d’œuvre, donne la clef de ce retour amont en quatre temps vers la minuscule capitale de sa mémoire, où il met au jour quelques-unes des fondations de la société américaine. Le microcosme mississippien est le refuge des escrocs et imposteurs de tout poil ; le Sud esclavagiste, une mascarade tragique où ni le maître ni l’esclave ne sont ce qu’ils paraissent. L’identité, qu’est-ce précisément? une fiction? Qui est encore libre au pays de la déclaration d’Indépendance? C’est, au fond, la question qui hante Huckleberry Finn, roman écrit dans une langue neuve, inouïe – l’américain –, à laquelle l’éblouissante traduction de Philippe Jaworski rend pleinement justice.