La Pléaide

  • La Pléiade /
  • Catalogue /
  • Bibliothèque de la Pléiade /
  • Philippe Jaccottet, Œuvres
Ajouter à ma sélection Ajouter à ma bibliotèque

Philippe Jaccottet

Œuvres

Édition de José-Flore Tappy avec la collaboration d'Hervé Ferrage, Doris Jakubec et Jean-Marc Sourdillon. Préface de Fabio Pusterla

Parution le 20 Février 2014
Bibliothèque de la Pléiade, n° 594
Achevé d'imprimer le 08 Janvier 2014
1728 pages, 14 ill., rel. Peau, 104 x 169 mm

66.50 € Acheter le livre

ISBN : 9782070123780
Code distributeur : A12378
GENCOD : 9782070123780

Autour du livre

Ce volume contient

L'Effraie et autres poésies - Observations, 1951-1956 - La Promenade sous les arbres - L'Ignorant - L'Obscurité - Éléments d'un songe - La Semaison, carnets 1954-1967 - Airs - Leçons - Paysages avec figures absentes - Chants d'en bas - À travers un verger - À la lumière d'hiver - La Semaison, carnets 1968-1979 - Les Cormorans - Beauregard - Pensées sous les nuages - Cahier de verdure - Libretto - Après beaucoup d'années - La Semaison, carnets 1980-1994 - La Semaison, carnets 1995-1998 - Et, néanmoins - Nuages - Le Bol du pèlerin (Morandi) - À partir du mot Russie - Truinas - Ce peu de bruits - Couleur de terre. Appendices : Requiem - En marge des livres - Proses éparses - Deux discours.

Philippe Jaccottet a lui-même choisi les œuvres rassemblées dans ce volume, y recueillant tout ce qu’on pourrait qualifier d’écriture «de création» et laissant de côté son travail de critique et de traducteur, ainsi que certains textes de circonstance liés à des voyages ou à des hommages ; il a veillé à ce que ses livres apparaissent selon la chronologie de leur publication initiale, qui était jusqu’alors parfois masquée par des regroupements éditoriaux ultérieurs.
Recueils de poèmes et livres de prose alternent d’abord, bientôt ponctués à intervalles plus ou moins réguliers par les notes de carnets qu’égrènent les différentes livraisons de La Semaison. Retrouvant leur titre unique, celles-ci sont ici restaurées dans toute la cohérence de leur projet et complétées par les Observations, 1951-1956, longtemps inédites et qui sont comme l’amorce de ces semences littéraires rassemblant choses vues, choses lues et choses rêvées.
L’évolution des poèmes est frappante : des sonnets rimés de L’Effraie (1953) aux pièces brèves et épurées d’Airs (1967) se fait sentir l’influence des révélations majeures que furent les paysages de Grignan et les haïku japonais. Par les chants plus tourmentés des livres de deuil qui se succèdent ensuite, de Leçons (1969) à Pensées sous les nuages (1983), le poète tente de maintenir le flux des mots malgré la mort qui semble faire vaciller jusqu’au langage. À partir de Cahier de verdure (1990), proses poétiques et vers se mêlent au sein d’un même recueil. Une forme éminemment personnelle s’invente, se concentrant sur les éclats de joie épars dont il s’agit de restituer la lumière.
Comment embrasser à la fois le clair et le sombre, le grave et le léger, le tout et le rien? L’œuvre de Jaccottet s’impose par l’exigence de sa quête, la pureté rayonnante et sans affectation de son chant – «L’effacement soit ma façon de resplendir», écrivait-il dès L’Ignorant (1957). Sans céder jamais à l’épanchement, se refusant autant au nihilisme qu’à l'exaltation – à «l’écœurant brouillard d’un certain lyrisme» –, elle trouve certes dans la beauté subtile et poignante de la nature – lumière d’hiver, vergers en fleurs – une réponse vitale à la violence du monde et au désenchantement. Mais cette beauté n’a rien d'un refuge éthéré ; elle est comme une lame qui permet de creuser dans l’opaque. Cette poésie, nourrie d’ombre, s’écrit avec le vide et contre lui.

Tant et tant de pages à aimer chez Jaccottet

Jérôme Serri, Lire (01 mars 2014)

«Ce volume de la Pléiade rassemble ce que José-Flore Tappy appelle, dans sa note introductive les «oeuvres de création». Ce sont tous les textes de Jaccottet en prose ou en vers à I'exclusion des ouvrages critiques (monographies sur Rilke ou Gustave Roud, recueils d'articles ou de chroniques réunis dans L 'Entretien des Muses, Une transaction secrète ou Ecrits pour papier journal), à l'exclusion également des proses de voyage et des textes de circonstance. Conformément au souhait de l'auteur, I'ensemble des «oeuvres de création » a été réordonné selon sa chronologie d'origine, chaque oeuvre située à la date de sa premiere publication.

Il faut lire Philippe Jaccottet jusqu'au bout. L'aimer jusqu'à notre dernier souffle.»

Justesse de Jaccottet

Monique Pétillon, Le Monde des Livres (28 février 2014)

«Elaborée pendant cinq ans, cette édition des Oeuvres  de Philippe Jaccottet était très attendue : né à Moudon (Suisse) en 1925, il est le quinzième auteur publié de son vivant dans la « Bibliothèque de la Pléiade» -le troisième poète, après René Char et Saint-John Perse. Il a lui-même choisi les textes rassemblés dans ce volume : n'y figurent ni les essais critiques ni la somme, immense, de ses traductions.

Sous le titre d'Oeuvres sont ainsi réunis 29 ouvrages, des poèmes de L'Effraie (1953), publié l'année de son installation à Grignan (Drôme), à Couleur de terre (2009), courte prose évoquant la plénitude émigmatique suscitée par un chemin - pareil à La Sente étroite du Bout-du-Monde, du poète japonais Bashô (1644-1694) : un texte que Jaccottet a d'emblée souhaité inclure dans le volume de «La Pléiade».

Respectant la chronologie de leur publication initiale, à la demande de l'auteur, ces «notes, proses et poèmes» permettent de suivre, dans sa cohérence profonde, la poétique annoncée dès L'Ignorant (1957) : « L'effacement soit ma façon de resplendir.» Scandé, en livraisons successives, par les admirables notes de La Semaison (qui réunit ses carnets tenus entre 1954 et 1998), le volume rassemble les proses réflexives (Paysages avec figures absentes 1970), les poèmes (Pensées sous les nuages, 1983), les recueils qui (depuis Cahier de verdure, 1990) mêlent vers et prose poétique.»

Oeuvres. L'âme solitaire, qui préfère les herbes folles aux couronnes de laurier, entre en Pléiade. Un recueil de vers et de prose qu'il a lui-même rassemblés.

Marine Landrot, Télérama (22 février 2014)

«Indépendance, c'est le mot qui s'impose à la lecture de cette compilation parfaitement équilibrée de ses écrits de poète, diariste, critique, prosateur.»

Au côté de Jaccottet

Bertrand Dermoncourt, L'Express (19/25 février 2014)

«Cette parution est donc un événement.

Lire Jaccottet fait du bien.»