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Saint Jean de la Croix, Thérèse d'Avila

Œuvres

Trad. de l'espagnol par Claude Allaigre, Jacques Ancet, Jean Canavaggio et Joseph Pérez. Édition publiée sous la direction de Jean Canavaggio avec la collaboration de Claude Allaigre, Jacques Ancet et Joseph Pérez Traductions nouvelles ou révisées. Édition bilingue pour les œuvres en vers

Parution le 11 Octobre 2012
Bibliothèque de la Pléiade, n° 583
Achevé d'imprimer le 07 Septembre 2012
1184 pages, rel. Peau

52.00 € Acheter le livre

ISBN : 9782070122943
Code distributeur : A12294
GENCOD : 9782070122943

Autour du livre

Ce volume contient

Thérèse d'Avila : Livre de la vie - Livre des fondations - Le Château intérieur ou Les Demeures de l'âme. Jean de la Croix : Cantique spirituel - L'Explication des chansons - Nuit obscure - Flamme d'amour vive - [Autres poèmes] - [Poèmes attribués].

Ces deux maîtres spirituels, Thérèse (1515-1582) et Jean (1542-1591), sont aussi deux écrivains de premier plan. Ils furent deux individus engagés dans leur siècle, liés dans la contemplation comme dans l'action, et résolus, pour réformer le Carmel, à affronter le monde auquel ils appartenaient.
C'est Thérèse qui initie la Réforme. Elle rédige le Livre de la vie pour y exposer son existence, ses péchés, pour y consigner aussi les «faveurs» que le Seigneur lui a accordées, autrement dit ses expériences mystiques, dont la célèbre «transverbération» : il importe de démontrer aux adversaires de la Réforme et aux tribunaux de l'Inquisition qu'il ne s'agit là ni des simulations d'une illuminée ni de manifestations du démon. Son Livre des fondations décrit non sans humour les difficultés qui émaillent l'installation des couvents de carmélites déchaussées, tandis que Le Château intérieur expose dans une prose empreinte de poésie sa conception du cheminement de l'âme jusqu'à l'union avec Dieu.
Quant à Jean de la Croix, dont Thérèse perçut très vite le rayonnement spirituel et dont elle fit son confesseur, c'est pendant son incarcération dans un cachot, alors qu'il est soumis à la solitude la plus absolue et à un traitement inhumain par les opposants à la réforme du Carmel, qu'il compose l'essentiel du Cantique spirituel. Splendide poème du désir et de l'extase, dans lequel expérience poétique et expérience mystique ne sauraient être dissociées, c'est, comme Nuit obscure et Flamme d'amour vive, l'un des textes les plus intenses de la poésie universelle.

Le Carmel entre en Pléiade

Robert Redeker, Marianne (01/07 décembre 2012)

«La publication des Oeuvres de Thérèse d'Avila et Jean de la Croix en Pléiade suscite une double interrogation. A qui appartiennent ces auteurs ? A l'Eglise, bien sûr, qui ne manqua pas de leur attribuer la distinction de parfaits « saints ». A la littérature universelle aussi, ainsi que tout lecteur s'en convaincra aujourd'hui. A chacun d'entre nous au fond, dès que nous subissons le pouvoir de fascination que ces écrits recèlent.»

Les mystiques du Siècle d'Or

Rémi Soulié, Le Figaro magazine (2 novembre 2012)

«Sur le front mystique, mais aussi littéraire, Thérèse d'Avila (1515-1582) et Jean de la Croix (1542-1591) accomplissent une oeuvre à la fois réformatrice et fondatrice, qu'un nouveau volume de la Pléiade permet de découvrir.»

Thérèse d'Avila et Jean de la Croix : Œuvres

La Vie, (11/17 octobre 2012)

«Réunir Thérèse d'Avila et Jean de la Croix pour entendre nous murmurer au creux de l'oreille leurs poèmes. Nous étions nombreux à en rêver. La Bibliothèque de la Pléiade l'a fait.»

«Laissez vous toucher par la délicatesse de l'un et de l'autre.»

L'amour au creuset des mots

Elodie Maurot, La Croix, (11 octobre 2012)

«Thérèse d'Avila, Jean de la Croix, ces deux noms, souvent associés par l'amitié qui les unit, font forte impression. Réformateurs, mystiques, saints et docteurs de l'Église, leurs titres se conjuguent pour sidérer qui s'approche à l'orée de leurs oeuvres. Pourtant, rien ne fut plus étranger à leur intention que de semer le trouble. Car si Thérèse et Jean se résolurent à écrire, ce fut avant tout pour partager la saveur d'un amour. Il faut faire confiance à ce dessein, et on se surprendra à entendre résonner leurs textes, malgré la distance qui sépare du XVIe espagnol. La sélection de textes qui vient de paraître dans la collection de la Pléiade, chez Gallimard, permet d'en prendre toute la mesure. Elle s'ouvre sur le récit autobiographique de Thérèse d'Avila, le Livre de la vie, où la religieuse se dévoile sans détour ; elle se clôt dans la poésie somptueuse de Jean de la Croix.»