La Pléaide

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James Joyce

Œuvres

Tome II Trad. de l'anglais (Irlande) par Stuart Gilbert, Auguste Morel et Marie Tadié. Édition publiée sous la direction de Jacques Aubert avec la collaboration de Michel Cusin, Daniel Ferrer, Jean-Michel Rabaté, André Topia et Marie-Danièle Vors

Release on 24 Octobre 1995
Bibliothèque de la Pléiade, n° 420
Achevé d'imprimer le 12 Septembre 1995
2096 pages, rel. Peau, 105 x 170 mm

76.00 € Acheter le livre

ISBN : 9782070113781
Code distributeur : A11378
GENCOD : 9782070113781

Ce volume contient

Ulysse - Choix de lettres (1915-1932).

Légendaire par ses héros éponymes, l'œuvre de Joyce l'est encore par la manière dont elle a affirmé sa présence dans la littérature. Œuvre canonique, référence obligée de la critique, elle s'impose maintenant au lecteur moderne avec toute la force que souhaitait son auteur. Elle est, pour tous les hommes du vingtième siècle, ce qui doit être lu et relu : tel est bien le sens de son accès à la Bibliothèque de la Pléiade, accès qui fut agité pour la première fois, en vain, au moment où l'Irlande, elle, de légende, redevenait histoire. Il est cependant moins important de s'interroger sur une incompréhension passée que sur une méconnaissance aussi actuelle que générale : car il est peu d'œuvres qui aient aussi bien réussi à décourager son lecteur. Que se passe-t-il donc dans cet agencement de textes, qui leur confère cette insistance, faite de présence fabuleuse et d'inaltérable faculté de s'éluder ? C'est sans doute qu'ils participent à cette «restitution des lettres» qui est le propre de toutes les Renaissances. Peut-être ce dernier vocable prête-t-il à malentendus. Disons alors ceci : l'œuvre de Joyce culmine sur un livre, Finnegans Wake, auquel fut consacré la moitié de son existence d'écrivain. Plus explicitement encore que son prédécesseur Ulysse, il est placé sous le signe du Phoenix. Mais il est révélateur que ce Phoenix soit un parc, un champ, un lieu en définitive identifiable au livre lui-même. Tel est bien ce que Joyce n'a cessé de viser : la restitution des lettres au livre, à ce champ symbolique de l'homme qui n'existe que pour être donné à lire, et donner à relire.