La Pléaide

  • La Pléiade /
  • Catalogue /
  • Bibliothèque de la Pléiade /
  • Guillaume Apollinaire, Œuvres en prose complètes
Ajouter à ma sélection Ajouter à ma bibliotèque

Guillaume Apollinaire

Œuvres en prose complètes

Tome III Édition de Pierre Caizergues et Michel Décaudin

Release on 13 Mai 1993
Bibliothèque de la Pléiade, n° 399
Achevé d'imprimer le 15 Avril 1993
1632 pages, rel. Peau, 105 x 170 mm

76.00 € Acheter le livre

ISBN : 2070113213
Code distributeur : A11321
GENCOD : 9782070113217

Ce volume contient

Le Flâneur des deux rives - La Vie anecdotique - Chroniques et échos - Les Diables amoureux. Appendices : Essai sur la littérature sotadique au XIXe siècle - L'Arétin et son temps - [Les Fleurs du Mal] - Lettre à Louis Chadourne. Textes érotiques : Les Onze Mille Verges - Les Exploits d'un jeune don Juan. Compléments : théâtre : Un buveau d'absinthe qui a lu Victor Hugo - À la cloche de bois. Pièce en un acte - Revue de l'année : la Vérité sur la vie et le théâtre. Compléments : contes : [Projet de contes] - Un vol à la cour de Prusse - Le Roi Lune - Héloïse ou Dieu même. Chroniques et échos.

Avec ce volume s'achève la publication dans la Pléiade des Œuvres en prose complètes d'Apollinaire. Un index – qui porte sur les trois volumes – et une bibliographie générale permettront aux lecteurs de retrouver, dans le foisonnement des textes, ce que furent les vies minuscules du Mal-Aimé, journal du dehors qui s'attache à l'anecdote parce qu'elle fixe – un temps bref – la vie qui coule. À flâner entre les deux rives de la vie et de la mort, Apollinaire fait revenir ces riens qui trament nos existences : «Tout fumeur fume une cigarette au moins trois fois par heure pendant sept heures chaque jour [...]. Chaque cigarette exige une manipulation d'au moins une minute et demie, ce qui fait quatre minutes et demie par heure, soit trente et une minutes et demie par jour.» Fumée destinée à un dieu absent, fragments de vie où se perd l'homme, échos des voix assourdies d'un théâtre qu'on ne joue plus, chroniques de peintures oubliées, qui cependant représentaient un monde.
Mais il y a le corps, et c'est l'Enfer, qu'Apollinaire fréquente avec assiduité à la Bibliothèque Nationale. Si les diables peuvent être amoureux, c'est bien la preuve que l'amour est satanique. D'où ce parcours, comme une cure, des Onze mille verges, liste à la Leporello de ses propres fantasmes qu'il mettra en scène dans les Exploits d'un Jeune Don Juan.