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Marguerite Duras

Œuvres complètes III, IV

Coffret de deux volumes vendus ensemble Édition publiée sous la direction de Gilles Philippe

Parution le 13 Mai 2014
Bibliothèque de la Pléiade
3536 pages, rel. Peau, 105 x 170 mm

133.00 € Acheter le livre

ISBN : 9782070144778
Code distributeur : A14477
GENCOD : 9782070144778

Autour du livre

Au sommaire des Œuvres complètes de Marguerite Duras figurent l’intégralité des livres publiés du vivant de l’écrivain et de nombreux textes ou documents peu accessibles, voire inédits. Les deux premiers volumes menaient le lecteur jusqu’en 1973, l'année d’India Song. Les tomes suivants couvrent chacun une décennie : 1974-1984 pour le troisième volume, 1985-1995 pour le quatrième.
Les livres que Duras publie entre sa soixantième et sa soixante-dixième année (tome III) sont souvent brefs, à moins qu’ils ne prennent, comme Outside et Les Yeux verts, la forme de recueils. Ils marquent un désir de renouvellement, et tous ne touchent pas immédiatement le public, mais il est aujourd’hui évident que Le Navire Night, L'Été 80, Savannah Bay ou La Maladie de la mort sont des jalons majeurs de l’œuvre. En 1984, enfin, L’Amant connaît un triomphe critique et commercial inouï. Le statut littéraire et public de Duras bascule.
Les années 1974-1984 sont aussi une «décennie cinématographique». Les films – Le Camion, Baxter, Véra Baxter, Le Navire Night, les deux Aurélia Steiner, etc. – dialoguent avec les livres qui leur correspondent et infléchissent notre façon de lire Duras. Les scénarios et autres tentatives d’adaptation figurent donc en bonne place parmi les textes réunis «autour des œuvres».
La décennie suivante (tome IV) est d’une certaine manière celle de la «réécriture». Certes, Emily L. est un texte entièrement nouveau. Mais Duras revient souvent sur ses propres pas : en 1986, Les Yeux bleus cheveux noirs «récrit» La Maladie de la mort (1982) ; en 1990, La Pluie d’été «récrit» un livre pour enfants paru en 1971 ; en 1991, L’Amant de la Chine du Nord est en quelque sorte une nouvelle version de L'Amant… et le quatrième livre tiré de l’expérience indochinoise de l’auteur.
L’œuvre semble alors former une boucle, sentiment renforcé par la tonalité testamentaire de certains ouvrages (Écrire, 1993), mais aussi par le retour opéré par Duras sur quelques-uns de ses textes les plus anciens. En 1985, La Douleur reprend des pages écrites dès le lendemain de la guerre. En 1990, à l’occasion de la rédaction de Yann Andréa Steiner (1992), l’écrivain revient au manuscrit de Théodora, un roman des années 1940, inachevé et resté inédit ; on en trouvera en appendice les passages les plus aboutis.
L’édition se clôt sur des «Textes épars» : jamais recueillis par leur auteur, ces articles ont été rassemblés ici en raison de leur intérêt propre ou parce qu’ils font écho à de grands thèmes de l’œuvre. Certains d’entre eux jouèrent un rôle dans la manière dont Marguerite Duras fut et demeure perçue : non seulement comme un écrivain, mais comme un «personnage», une légende, presque un mythe.