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Collectif

Les Épicuriens

Trad. du grec ancien et du latin par un collectif de traducteurs. Édition publiée sous la direction de Daniel Delattre et Jackie Pigeaud avec la collaboration d'Agathe Antoni, Clara Auvray-Assayas, Jacques Boulogne, Jacques Brunschwig, Christophe Darras, Joelle Delattre-Biencourt, Tiziano Dorandi, Julie Giovacchini, José Kany-Turpin, Carlos Levy, Annick Monet, Pierre-Marie Morel, Robert Muller, Laurent Pernot, Jean-Louis Poirier, David N. Sedley et Voula Tsouna

Parution le 21 Octobre 2010
Bibliothèque de la Pléiade, n° 564
Achevé d'imprimer le 20 Septembre 2010
1552 pages, rel. Peau, 105 x 170 mm

66.50 € Acheter le livre

ISBN : 9782070116591
Code distributeur : A11659
GENCOD : 9782070116591

Ce volume contient

Diogène Laërce : Vies et doctrines des philosophes illustres, X. Le jardin d'Épicure : Épicure : La Nature – [Sur la piété et le culte populaire] - Métrodore - Hermarque - Idoménée - Polyène - Polystrate : Le Mépris irraisonné des opinions répandues dans la multitude. Le moyen épicurisme (~IIe-~Ier siècle) : Zénon de Sidon - Démétrios Lacon : Difficultés rencontrées dans la lecture des textes épicuriens – La Forme du dieu – Les Poèmes - Lucrèce : La Nature des choses - Philodème : Les [Phénomènes] et les Inférences – [Les Choix et les Rejets] – La Colère – [L'Économie] (Les Vices, IX) – [L'Arrogance] (Les Vices, X) – La Mort, IV – La Rhétorique, III – Les Poèmes, V – La Musique, IV – Les Stoïciens – À l'adresse des ... Un témoin de l'épicurisme : Cicéron : La Nature des dieux, I – Les Fins ultimes des biens et des maux, I et II. Le dernier épicurisme (Ie-IIIe siècle) : Sénèque : Lettres à Lucilius (choix) - Plutarque : Contre Colotès pour défendre les autres philosophes – Si l'on se conforme à Épicure, il n'est même pas possible de vivre plaisamment – Si l'expression «Vis caché» est bien dite - Cléomède : Théorie élémentaire du monde céleste, II - Claude Galien : [Passages choisis] - Sextus Empiricus : Contre les philosophes (passages choisis) – Contre les professeurs (passages choisis). Un monument de l'épicurisme : Diogène d'Œnoanda.

«Diseur d'obscénités» pour Épictète, «pourceau» pour d'autres, Épicure a suscité des débats acharnés. Appel à la libération individuelle vis-à-vis des craintes et des illusions, attaque en règle de la superstition, sa philosophie était peut-être trop novatrice. Elle passa à la postérité grâce au De rerum natura de Lucrèce, et à la Vie d’Épicure de Diogène Laërce qui retranscrit les Abrégés philosophiques du maître et ses Maximes capitales – avant que la découverte, à Herculanum, d'une bibliothèque philosophique ne fasse resurgir d’autres écrits épicuriens. Ce volume s’ouvre sur l’indispensable témoignage de Diogène Laërce, puis il offre, pour la première fois en français, une traduction des fragments retrouvés de La Nature d’Épicure. Suivent les recueils de témoignages et de fragments relatifs aux disciples de la première génération (Métrodore, Hermarque…), dans une présentation identique à celle du volume que la Pléiade a consacré aux Présocratiques. Des disciples du Jardin qui fleurirent au tournant des IIe-Ier siècles avant notre ère, on donne les quelques textes, de Zénon de Sidon, de Philodème, qui nous sont parvenus, et bien entendu le poème de Lucrèce, ici publié dans une nouvelle traduction. En contrepoint s’impose le témoignage de Cicéron, un des principaux détracteurs de l'épicurisme. Enfin, on s'attache à l'épicurisme des Ier-IIIe siècles, connu surtout à travers des témoignages (Plutarque, Sénèque, Galien). Le volume se clôt sur Diogène d’Œnoanda qui voulut donner à lire aux habitants de sa cité les préceptes épicuriens en les gravant sur un mur. Ainsi nous est restituée la philosophie épicurienne, avec laquelle s'est constituée toute une dimension de la modernité.

Scandaleux Epicure

Philippe Sollers (Le Nouvel Observateur, 21 octobre 2010)

«Nul ne fut plus insulté que ce philosophe grec qui glorifiait la vie et n'avait pas peur des dieux. Un volume rassemble les textes de ses disciples, de Diogène Laërce à Lucrèce. Prophétique !»

Dans le jardin d'Épicure

Mathilde Lequin (Philosophie Magazine, novembre 2010)

«Ce volume de la Pléiade donne accès aux principaux textes, grecs et latins, écrits par et sur les épicuriens On y trouve notamment La Nature d'Épicure, source principale du grand poème de Lucrèce, La Nature des choses, dont une nouvelle traduction est proposée ici. Ces écrits invitent surtout à un vaste voyage de plusieurs siècles à travers le monde antique.»