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William Shakespeare

Œuvres complètes, III-IV

Histoires

Tome I Trad. de l'anglais par Line Cottegnies, Jean-Michel Déprats et Jean-Pierre Vincent. Édition publiée sous la direction de Jean-Michel Déprats et Gisèle Venet. Avec la collaboration de Line Cottegnies, Anny Crunelle-Vanrigh, Marie-Thérèse Jones-Davies, Yves Peyré et Henri Suhamy Édition bilingue. Contient un Tableau généalogique des rois d'Angleterre en encart

Parution le 23 Octobre 2008
Bibliothèque de la Pléiade, n° 546
Achevé d'imprimer le 24 Septembre 2008
1776 pages, rel. Peau, 104 x 169 mm

71.00 € Acheter le livre

ISBN : 9782070113644
Code distributeur : A11364
GENCOD : 9782070113644

Ce volume contient

La Première Partie d'Henry VI - La Deuxième Partie d'Henry VI - La Troisième Partie d'Henry VI - La Tragédie de Richard III - Vie et mort du roi Jean. Appendice : Le Règne du roi Édouard III.

Les œuvres publiées dans ces deux volumes furent longtemps qualifiées, en France, de «Drames historiques». Mais l'esthétique des pièces de Shakespeare n'a évidemment rien à voir avec celle du Cromwell de Hugo. C'est sous l'intitulé «Histoires» (Histories), qui figure explicitement au titre de l'une d'entre elles, L'Histoire d'Henry IV, que les éditeurs des Œuvres complètes de 1623 publièrent dix des douze pièces reprises ici.
Shakespeare y met en scène l'histoire d'Angleterre, hantée par le spectre de la guerre civile. De Richard II, monarque renversé, et d'Henry IV, usurpateur légitimé, jusqu'à Richard III, le dernier Plantagenêt, il retrace les ruptures dynastiques qui ont abouti à l'avènement des Tudor, dont la dernière représentante, Élisabeth Ire, règne encore quand il écrit. Il reste fidèle, pour l'essentiel, au modèle transmis comme «vrai» par l'historiographie de son temps ; les chroniqueurs, par exemple, propagent presque tous la légende d'un Richard III démoniaque et contrefait, meurtrier et tyran régicide dont la Providence veut qu'il tombe sous les coups de l'ange de lumière qu'est le premier souverain Tudor. Mais Shakespeare écrit en poète, non en historien. Mieux, c'est en écrivant l'histoire qu'il devient poète : sa carrière de dramaturge commence avec les trois parties d'Henry VI, qui le rendent imméditement célèbre.
Ces Histoires mêlent le mythe, l'épopée et la tragédie. Réclamant «un royaume pour théâtre, des princes pour acteurs», Shakespeare met en œuvre toutes les ressources de sa poésie pour donner à voir tantôt les froids calculs de la politique machiavélienne, tantôt les «vastes champs» des batailles de France, tantôt les souffrances de l'Angleterre. Mais ces pièces mêlent aussi «les rois et les bouffons», et c'est en créateur hors norme, et non en chantre de la mythologie nationale, que Shakespeare a créé l'un de ses personnages les plus drôles et les plus inoubliables : «l'énorme montagne de chair», nommée Falstaff.