La Pléaide

Jean Genet

Jean Genet par Roger Parry

« Je sentais le besoin de devenir ce qu’on m’avait accusé d’être », déclare Jean Genet (1910-1986). Maison de correction, vagabondage, amours fugitives, cambriolages, incarcération : c’est en prison que le voyou se transforme en écrivain, tout d’abord en « poète de maison centrale », puis en auteur dramatique. Son théâtre est un cérémonial, une fête solennelle et grave, destinée aux vivants et aux morts : « Personne ne doit être écarté de la fête : il faut qu’elle soit si belle que les morts aussi la devinent, et qu’ils en rougissent. »